‘'Former des médecins étrangers dans nos hôpitaux sur du matériel français, une impérative nécessité !''

De gauche à droite : Valérie Chevreul, directrice générale Lemer Pax, Pierre-Marie Lemer, PDG et Johanna Rolland, maire de Nantes

Par Valérie Chevreul, directrice générale de Lemer Pax

 « La réussite de la filière radiopharmaceutique, en Pays de La Loire, dans laquelle Lemer Pax est fortement impliqué dépend d’une démarche volontariste. Associée à des fonds publics, y compris régionaux, elle doit, en toute priorité, profiter au territoire en termes d’emplois et rendre la filière plus visible à l’international. A titre d’exemple, lors de l’appel d’offres du Cyclotron Arronax, le lot remporté par Lemer Pax a permis de créer deux emplois au sein de l’entreprise.

Nous avons proposé, à Johanna Rolland, maire de Nantes, lors de sa visite dans nos locaux à carquefou, le 23 avril dernier, la création d’une véritable ‘’Isotop Valley®’’où les compétences et les expertises locales, qui sont nombreuses, mises en réseaux, devraient créer un champion mondial de la radiopharmaceutique. Les prémices sont là il faut, tous ensemble, scientifiques, universitaires, industriels et décideurs politiques poursuivre nos efforts dans le même sens.

Nous avons également insisté sur  l’impérative nécessité à ce que la formation des médecins étrangers, dans nos hôpitaux, soit assurée sur du matériel français. Une approche vertueuse qui permet ensuite un meilleur essaimage de la technologie française dans le monde. Une mesure de bon sens que nous aimerions voir appliquer plus souvent.  

Par ailleurs, Pierre-Marie Lemer, président et moi-même, avons décidé, depuis quelques années déjà, d’orienter la stratégie de Lemer Pax , entreprise Atlanpolitaine, vers l’export. Aujourd’hui 45% du CA avec un objectif de 80% en 2017. Cela implique un investissement important dans la formation en anglais des équipes. Chez Lemer Pax , les salariés possédant une réelle maîtrise de l’anglais progressent rapidement au sein de la société mais nous nous heurtons, encore, à de lourdes et pénalisantes difficultés lorsqu’il s’agit de recruter des techniciens confirmés avec un bon niveau d’anglais. J’ai fait part de ce problème au maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, pour alerter les pouvoirs publics et tenter de remédier à cette carence sur le marché de l’emploi, qui je le pense, doit impacter tous les bassins d’emplois. Il est évident qu’en termes de formation initiale il y a des choses à revoir au niveau national. »